LES MÉNINES / LAS MENINAS - CIE LES TROIS-HUIT - 2018

Les Ménines - Las Meninas / Ximena Escalante / Sylvie Mongin-Algan / Les Trois-Huit

Spectacle bilingue français/espagnol

 

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Il était une fois ...
Une Espagne catholique, raciste, décadente et répressive jusqu’au crime.
À sa tête, une monarchie dégénérée et crépusculaire.
Dans un Palais Royal sous haute surveillance de l’Inquisition déambulent une petite princesse, ses deux suivantes ou MÉNINES, une naine visionnaire, et Velasquez qui a renié la peinture depuis 20 ans dans l’espoir de devenir un jour Chevalier de l’Ordre de Santiago.
Tels des fauves en cage, ils se débattent et s’entre-dévorent pour survivre aux obsessions et aux perversions d’un monde à l’agonie.
C’est un tableau qui va leur permettre de gagner l’éternité.
Dans LES MÉNINES, oeuvre intense et iconoclaste, Ernesto Anaya,auteur mexicain d’origine chilienne, imagine avec un humour féroce les circonstances qui donnèrent naissance au tableau le plus célèbre, le plus commenté, le plus plagié de l’Histoire de la peinture.
... « Mais ce n’est pas un tableau : c’est un miroir. »...

Sylvie Mongin Algan

 
Le texte et de la scénographie ont une place particulièrement importante cette création bilingue.
Dans Las Meninas, Ernesto Anaya zoome sur certains personnages et accentue leurs traits, pour qu’ils deviennent presqu’une caricature d’eux-mêmes. La peinture de Velzaquez a également ce goût du paraître tout en créant des personnages en quelque sorte bloqués dans le temps là où ils auraient voulu être reconnus pour l’éternité.

A l’image de ces personnages arrimés à un lieu, vivant en vase clos, nous avons voulu expérimenter un espace scénique défini comme un lieu central qui serait à la fois espace de traduction, espace de projection, décor et acteur de la dramaturgie, autant que le texte en lui-même. Il serait parfois possible pour certains personnages de sortir du cadre, de se créer une forme de liberté, mais toujours entourés de monarchie absolue.
Malgré le bilinguisme (les 5 comédiens parlent à la fois espagnol et français dans le même paragraphe), nous imaginons une forme d’immersion dans l’univers de Velazquez, dans sa peinture, dans cet « absolutisme absolu » de l’âge d’or espagnol et donc une absence de surtitre à la façon d’un opéra. Pour permettre la compréhension par tous, le travail de traduction mené par Adeline Isabel-Mignot a donc été particulièrement important et nécessaire pour trouver les phrases et les mots qui permettront de comprendre le propos sans retranscrire le texte en entier.
En parallèle, j’ai imaginé un espace scénique immersif, où tout ne ferait qu’un : lumière, vidéo, scénographie. Pour que chaque élément soit support de l’autre, sans que le public le perçoive.

 
Travail de maître ! Parler de réussite collective n’est absolument pas réducteur pour la metteuse en scène Sylvie Mongin-Algan, véritable chef d’orchestre de cette remarquable adaptation des Ménines... Ce spectacle est une véritable poupée russe, à l’instar du célèbre tableau, on n’arrête pas d’en découvrir les strates. Il est enlevé, vivant, intelligent, passionnant, souvent très drôle. Une magistrale leçon de théâtre.

Trina Mounier / Les Trois Coups
https://lestroiscoups.fr/les-menines-dernesto-anaya-au-nouveau-theatre-du-8e-a-lyon

 

Distribution

Texte : Ernesto Anaya
Mise en scène : Sylvie Mongin Algan
Jeu :Gabriela Alarcón Fuentes, Ana Benito, Alizée Bingöllü, Jean-Philippe Salério, Cécilia Steiner
Traduction espagnol-Mexique, surtitrages et costumes : Adeline Isabel
Scénographie, lumière et vidéo : Yoann Tivoli
Compositions musicales et travail vocal : Marie Nachury