MONSTRES D’OR ET DE SANG - CIE LES TROIS-HUIT - 2015

Monstre d’or et de sang / Anaya,Calderon,Lorca,Pasolini,Pombo,Alberti / Sylvie Mongin-Algan et Guy Naigeon / Les Trois-Huit

 ©Yoann Tivoli  ©Yoann Tivoli  ©Yoann Tivoli  ©Yoann Tivoli  ©Yoann Tivoli  ©Yoann Tivoli  ©Yoann Tivoli  ©Lorenzo Papace  ©Lorenzo Papace  ©Lorenzo Papace  ©Lorenzo Papace  ©Lorenzo Papace  ©Lorenzo Papace  ©Lorenzo Papace  ©Lorenzo Papace  ©Lorenzo Papace  ©Lorenzo Papace

Faire surgir en Espagne une multitude de groupes universitaires, d’étudiants comédiens. Que grâce à eux s’éveille l’intérêt du public pour le théâtre de l’avenir, pour les formes nouvelles. Tel fût l’idéal, le projet, le but de Federico García Lorca avec sa compagnie itinérante La Barraca. Nous sommes en 1932. 83 ans après, Sylvie Mongin-Algan et Guy Naigeon conduisent un projet qui réunit 9 compagnons comédiens à partir d’allers et retours artistiques, connus ou inconscients, entre l’Espagne et le Mexique, entre l’Europe et l’Amérique latine, du Siècle d´Or à l’an 2015.

1 – LES MÉNINES, de Ernesto Anaya
Intrusion iconoclaste dans le fameux tableau de Vélasquez inscrit au panthéon pop de l’Histoire de l’Art et dont la contemplation nous donne encore le vertige. Bienvenue à l’humour dévastateur de ce chilien mexicain italien pour qui n’existe aucune frontière et qui entre et sort de chez Vélasquez comme si c’était sa maison.

2 – LA VIE EST UN SONGE de Pedro Calderón
« Qu’est-ce que la vie ? Une fureur. Qu’est-ce que la vie ? Une illusion, une ombre, une fiction, et le plus grand bien est bien peu de chose, car toute la vie est un songe et les songes mêmes ne sont que songes »…Chef d’œuvre du théâtre espagnol du Siècle d’Or, l’un des sommets du théâtre universel.

3 – CALDERÓN de Pier Paolo Pasolini
À partir de La vie est un songe, Pasolini écrit une de ses pièces les plus flamboyantes. Calderón interroge notre histoire à travers l’histoire du théâtre, de l’Auto-sacramental à l’Agit Prop, du Siècle d’Or à Mai 68…

4 – LORSQUE 5 ANS SERONT PASSÉS de Federico García Lorca
Une plongée dans le monde inquiet d’une fin d’adolescence insatisfaite, le ressassement de regrets de l’enfance perdue. Légende du temps, fuite irréparable de l’instant. « Je veux entrer, froid mais lucide, dans le jardin des graines qui n’ont pas fleuri … en quête de l’amour que je n’ai pas eu mais qui était à moi. J’ai cherché durant de longs jours dans tous les miroirs de ma maison le chemin qui conduit à ce jardin merveilleux et à la fin, par un pur hasard, je l’ai trouvé… »

5 – NOCES DE SANG de Federico García Lorca
… »Dans la lune noire
La Sierra Morena
A son flanc qui saigne
Petit cheval noir
Où emportes-tu ton cavalier mort ? »…
….Mariage, famille, cris, poignard, passion fatale, chevauchée haletante de 2 rivaux qui s’entre-égorgeront dans la forêt, plus 3 bûcherons, la Lune, une mendiante avec sa faux d’argent : NOCES DE SANG….
… »Là-haut la lune plante
À ses côtes noires
des éperons d’astres
Petit cheval froid
Quel est ce parfum de fleur de couteau ? »…

6 - À ARMES ÉGALES de Pilar Pombo
lecture-spectacle, création.
"Alors que certaines avaient à peine 20 ans, elles ont toutes vécu, outre la guerre, l’exil, la prison, la persécution ou l’exécution. Elles ont été des milliers..." La Guerre Civile racontée à partir de la relation et du combat de 2 femmes, offrant ainsi un point de vue radicalement différent sur la Guerre Civile Espagnole.

7 - LE PUBLIC, de Federico Garcia Lorca
"Ce théâtre impossible correspond à mon propos véritable " Federico. Ouvrir les portes du théâtre sur la mort et faire résonner les échos d’une étrange révolution qui éclate dans la rue et dans la salle... Lorca s’attaque au tabou de l’homosexualité, déclare la guerre à l’inconsistance du Moi et des passions humaines, et renouvelle avec une violence révolutionnaire toutes les structures du théâtre traditionnel. LE PUBLIC est inspiré tout entier par le Duende, "ce démon furieux et dévorant, frère des vents chargés de sable"...
et
SANS TITRE ou LE SONGE DE LA VIE de Federico García Lorca
Pièce inachevée : "Lady Macbeth ne peut parler quand les rafales de mitraillette couchent les roses des jardins". Federico

8 - NUIT DE GUERRE AU MUSÉE DU PRADO, de Rafael Alberti
Novembre 1936, Madrid sous les bombes franquistes. Le gouvernement de la République organise le sauvetage des chefs d’oeuvre du Prado en faisant descendre dans ses caves le plus de toiles possibles. Ces nouveaux "Désastres de la guerre" réveillent les créatures noires de Goya...

9 - DES VOIX SOUS LE SABLE
6 portaits - solos d’acteurs : Pasolini, Lorca, La Pasionaria, Le témoin anonyme... par les comédiens de "Monstre"
Pasolini : As-tu jamais entendu dire qu’il y avait une guerre civile
en Espagne ?
Picasso : Exposition de la douleur espagnole. Guernica.
Lorca : Le crime a eu lieu à Grenade. Sa Grenade.
La Pasionaria : Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux.
Le témoin anonyme : Fantômes sous le sable.

Distribution

Mises en scènes : Sylvie Mongin-Algan et Guy Naigeon
Lumières,Scénographie et Vidéo : Yoann Tivoli
Costumes : Adeline Isabel-Mignot, en collaboration avec les étudiantes du DMA Costumier Réalisateur de La Martinière-Diderot
Jeu : Pauline Bertani, Claire-Marie Daveau, Emmanuel Demonsant, Valentin Dilas, Clémentine Haro, Fabrice Henry, Lyes Kaouah, Coralie Leblan, Vincent Pouderoux, Vincent Bady et Anne de Boissy